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Les femmes montent au créneau

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Elections : « 15% de femmes, ce n’est pas la parité »
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Les femmes montent au créneau

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Les ONG féminines dénoncent les projets de loi qui ne respectent pas la parité.  Publié le : 29.07.2011 | 17h16         La nouvelle constitution a apporté des réponses positives au combat mené par les femmes sur la scène politique. Dans ce contexte, le collectif des ONG féminines qui avait constitué avant les élections de 2007, le « mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes… vers la parité » s’est transformé pour devenir le «Mouvement pour la démocratie paritaire».

Mouvement qui cherche à rendre applicables, notamment sur le plan politique, les dispositions de l’article 19 de la nouvelle constitution. En effet, cet article dispose que «l’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume, et ce dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume. L’Etat marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination».

Le «Mouvement pour la démocratie paritaire» s’inscrit donc dans la dynamique de débat qui est en rapport avec les préparatifs pour les prochaines élections notamment les projets de textes de loi y afférant. Il a ainsi organisé, avant-hier à Casablanca, une rencontre nationale pour débattre du projet de loi organique relatif aux partis, discussions qui ont davantage concerné le projet de loi organique relative à la chambre des représentants, notamment la liste nationale. Les échanges ont porté plus longtemps sur le manque de parité et le manque de prise en considération de la place dédiée à la femme dans la nouvelle Constitution.

Ainsi, en général, les problématiques soulevées ont tenté de répondre à la question de savoir si le projet de loi organique sur les partis a essayé de garantir une meilleure participation des femmes au sein des formations politiques. A ce niveau, les participantes, notamment les représentantes de différents partis politiques se sont attardées sur le contenu de l’article 26 du pré-projet de loi organique sur les partis. Cet article appelle les formations politiques à « agir pour élargir et généraliser la participation des femmes et des jeunes » au développement politique du pays. Cet article invite aussi les partis à prendre les mesures qui s’imposent pour garantir une représentativité honorable aux femmes dans les différentes instances, représentativité qui dépasse le tiers au moins « dans la perspective de la parité ». Les participantes ont estimé que le fait de faire référence au «tiers » ne répond pas aux attentes des féministes. D’autant plus que la nouvelle Constitution fait référence à la parité.

Les intervenantes qui se sont exprimées à cette occasion ont également critiqué le contenu de l’ébauche de la loi organique relative à la chambre des représentants. Elles n’ont pas digéré le fait que la liste nationale soit partagée avec des jeunes. «Nous avons milité pendant des années pour que le quota soit institué au profit des femmes et pour que le nombre des sièges qui leur sont dédiés s’accroît. C’est désolant d’assister, aujourd’hui, à des partis qui parlent d’introduire dans la liste nationale des cadres et des jeunes… », ont-elles contesté.

Le « Mouvement pour la démocratie paritaire » dénonce aussi le fait que les concertations dans le cadre des préparatifs pour les prochaines élections se déroulent sans les associer. Dans ce sens, elles estiment que ceci est anticonstitutionnel étant donné que l’article 12 de la nouvelle constitution dispose que « les associations de la société civile et les organisations non gouvernementales se constituent et exercent leurs activités en toute liberté, dans le respect de la Constitution et de la loi. (…) Les associations intéressées à la chose publique, et les organisations non gouvernementales, contribuent, dans le cadre de la démocratie participative, à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des décisions et des projets des institutions élues et des pouvoirs publics (…) ».

Il faut le dire, les participantes à ce débat n’ont pas, non plus, ménagé les partis politiques qu’elles ont considérés comme encore gérés par « un esprit masculin ». Plusieurs témoignages ont mis en avant les comportements de différents leaders politiques qui font exprès de ne pas convoquer les femmes aux réunions qu’ils tiennent.

Appel de Casablanca

Le « Mouvement pour la démocratie paritaire », a rendu public un communiqué à l’issue du débat qu’il a organisé avant-hier et qu’il a baptisé « l’appel de Casablanca ».

Dans cet appel, le Mouvement insiste sur le rôle à jouer par les femmes au sein des partis politiques et de la société civile. Il souligne aussi qu’il tient au principe de la parité, principe qui doit, appelle-t-il, figurer dans les textes en cours d’élaboration. Le mouvement annonce qu’il est prêt à mener toutes les formes de militantisme (sit-in, pétitions, le recours à la cour constitutionnelle…) afin de lutter pour la mise en application de ces principes.

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